Addictions

Tabac, alcool, jeux d’argent, cannabis, sucre, écrans : une addiction enferme dans un comportement qu’on ne contrôle plus, malgré ses conséquences. On n’en sort que rarement par la seule volonté, mais avec un accompagnement adapté. L’hypnose peut faire partie de cet accompagnement, en complément d’une prise en charge médicale. Voici comment, et avec quelles limites.

L’essentiel à retenir

Comprendre l’addiction

Une addiction n’est pas un simple mauvais penchant. C’est un trouble installé : le besoin de consommer, ou de répéter un comportement, devient irrépressible, prend le pas sur le reste, et persiste malgré les dégâts sur la santé, la vie familiale, professionnelle et financière. L’Inserm la décrit comme une maladie chronique, liée à un dérèglement du circuit de la récompense dans le cerveau, avec un risque de rechute. Comprendre cela change tout : s’en sortir n’est pas une affaire de volonté, mais un parcours qui s’accompagne.

On distingue en général deux grandes familles : les dépendances à une substance (tabac, alcool, drogues) et les addictions comportementales, sans produit (jeux d’argent, jeux vidéo, écrans, achats compulsifs). Les mécanismes psychologiques se ressemblent, et l’accompagnement suit une logique proche.

Commencer par l’addictologie

Le premier réflexe doit être médical. L’addictologie est la spécialité dédiée à ces troubles : un médecin traitant, un addictologue ou un centre de soins en addictologie (CSAPA) évaluent la situation et proposent un parcours adapté. Pour l’alcool et certaines drogues, le sevrage peut comporter des risques et doit être encadré médicalement, jamais improvisé. L’accompagnement associe souvent suivi médical, soutien psychologique et, parfois, traitement.

C’est en complément de ce socle que l’hypnose peut être utile.

Comment l’hypnose peut-elle aider ?

L’hypnose ne supprime pas une addiction et ne remplace pas un suivi en addictologie. Son apport est de travailler sur ce qui entretient le comportement : les automatismes, les déclencheurs et les émotions associés à la consommation. En séance, dans un état de détente et de concentration, la personne apprend à repérer les situations à risque et à y répondre autrement.

Le travail porte sur la motivation, la gestion du manque et du stress, et le renforcement des ressources personnelles pour tenir dans la durée. Pour l’arrêt du tabac, par exemple, l’hypnose est l’une des approches d’accompagnement les plus demandées, en appui d’une démarche d’arrêt. L’autohypnose, apprise en séance, donne des outils à utiliser seul face à une envie.

ApprocheCe qu’elle viseSa place
Addictologie (suivi médical)Évaluer, encadrer le sevrage, suivre la santé et les rechutesSocle de la prise en charge
Soutien psychologique / TCCComprendre et modifier les comportements de consommationApproche de fond reconnue
Hypnose / autohypnoseAgir sur les automatismes, le manque, les émotions et la motivationComplément, jamais substitut

Sur quoi peut-on être accompagné ?

Le cabinet intervient régulièrement sur différentes formes de dépendance, toujours en complément d’un suivi adapté :

Pour aller plus loin avec l’hypnose

Le stress et l’anxiété entretiennent souvent les comportements de consommation : l’hypnose pour le stress et l’anxiété apporte des outils complémentaires. Pour pratiquer seul entre les séances, découvrez l’auto-hypnose, et pour comprendre le cadre général de la méthode, notre page définition de l’hypnose.

Sources

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William Charron s’intéresse depuis de nombreuses années à l’hypnose et à ses applications thérapeutiques.

William Charron

Passionné par le bien-être et le développement personnel, je m’intéresse depuis de nombreuses années à l’hypnose et à ses applications thérapeutiques.

  • L'hypnose peut-elle soigner une addiction à elle seule ?

    Non. Elle vient en complément d’une prise en charge en addictologie. Sortir d’une addiction relève d’un accompagnement médical et psychologique ; l’hypnose peut le soutenir, en travaillant sur les automatismes et les émotions liés à la consommation, mais elle ne le remplace pas.

  • L'addiction est-elle vraiment une maladie ?

    Oui. L’Inserm définit l’addiction comme une maladie chronique, liée à un dérèglement du circuit de la récompense dans le cerveau, avec un risque de rechute. Ce n’est pas un manque de volonté, et c’est précisément pour cela qu’un accompagnement adapté est nécessaire.

  • Sur quelles addictions l'hypnose peut-elle aider ?

    Sur les dépendances à une substance (tabac, alcool, cannabis, sucre) comme sur les addictions comportementales (jeux d’argent, écrans). L’objectif est toujours le même : agir sur les déclencheurs et soutenir la motivation, en complément du suivi adapté à chaque situation.

  • Faut-il un sevrage médical avant de consulter en hypnose ?

    Pour l’alcool et certaines drogues, oui : le sevrage peut comporter des risques et doit être encadré par un médecin. L’hypnose intervient alors en appui, sur la gestion du manque, du stress et des envies. Pour le tabac ou le sucre, elle peut accompagner la démarche dès le départ.

  • Combien de séances pour une addiction ?

    Cela dépend de l’addiction, de son ancienneté et de la personne. On compte souvent quelques séances pour le tabac, davantage pour des situations plus installées. Aucun praticien sérieux ne promet un résultat en un nombre de séances fixe ni une réussite garantie.

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