Vous hésitez entre séance de sophrologie et séance d’hypnose ? Attention car l’approche et la finalité de la sophrologie et de l’hypnose sont bien différentes malgré la croyance populaire. En effet, l’hypnose est une approche qui utilise des états de transe pour communiquer avec le subconscient afin d’aider à modifier le comportement, tandis que la sophrologie est une méthode qui aide les gens à devenir plus conscients de leurs pensées et de leurs sentiments.
L’essentiel à retenir
- La sophrologie travaille sur le conscient et le ressenti corporel ; l’hypnose s’adresse à l’inconscient.
- En sophrologie, la personne est active (respiration, visualisation) ; en hypnose, elle est plus réceptive aux suggestions.
- La sophrologie aide à mieux gérer le quotidien ; l’hypnose cherche à traiter un problème à sa source.
- L’hypnose dispose d’un socle scientifique plus étayé : l’INSERM (2015) retient son intérêt en anesthésie et dans le côlon irritable.
- En France, ni sophrologue ni hypnothérapeute ne sont des professions de santé réglementées : vérifiez la formation du praticien.
Hypnose et sophrologie
Si l’on en croit certains articles de presse spécialisés, l’hypnose aurait donné naissance à la sophrologie. Or, pour ce que l’on en sait, la sophrologie trouve ses origines tant en Orient qu’en Occident et aussi bien auprès de l’hypnose que du Bouddhisme, donc une méthode de relaxation. L’hypnose comme la sophrologie, ont toutes les deux des points communs mais surtout des différences importantes.
Comment distinguer la sophrologie de l’hypnose ?
Le sophrologue agit sur le conscient et la conscience, alors que l’hypnose s’intéresse à l’inconscient. Le patient est donc plus autonome, plus acteur lors des séances, la sophrologie s’intéressant plus au sujet qu’au problème. Elle centre son action sur le mental, le corps et les ressentis.
L’objectif de la sophrologie est de développer les ressources et les potentialités de l’individu. C’est une méthode de « développement personnel ». Le but n’est pas de faire changer la personne, mais de l’aider à prendre conscience de soi, afin de mieux gérer sa vie au quotidien.
L’hypnose tente de traiter le problème à la source et non pas de corriger les conséquences, une séance d’hypnose permet ainsi de traiter des addictions ou des troubles alimentaires en remontant jusqu’à l’origine via l’inconscient, là ou la sophrologie tente d’apporter des réponses pour soulager les maux sans forcément agir sur la cause principale. L’hypnose est souvent choisie pour se débarrasser d’un souci, par exemple le tabagisme ou une dépendance.
Quels sont leurs points communs ?
La sophrologie et l’hypnose visent toutes deux à aider les gens à vivre une vie plus épanouie. Elles se concentrent également toutes deux sur l’esprit, le corps et la gestion des émotions. Enfin, les deux méthodes sont utilisées pour aider les gens à changer certains comportements ou habitudes dans leur quotidien.
Et leurs différences ?
L’hypnose s’intéresse à l’inconscient et tente de traiter le problème à la source, elle est souvent utilisée pour aider les gens à se débarrasser d’un obstacle plus profond.
À la différence de la sophrologie qui s’intéresse davantage au sujet qu’au problème de la personne sans nécessairement agir sur la cause principale, le but n’est pas de faire changer la personne, mais de l’aider à prendre conscience d’elle-même.
Enfin, les séances de sophrologie sont plus actives que les séances d’hypnose, car le patient est plus autonome.
Quelles est la pratique utilisée lors d’une séance d’hypnose ?
La pratique utilisée pendant une séance d’hypnose consiste à aider la personne à se détendre et à se concentrer sur les suggestions que le thérapeute lui donne. Le praticien parle généralement à la personne d’une voix calme et apaisante pour l’aider à se détendre et à entrer en état de transe, qui est différent de la sophrologie ou encore de la méditation.
Ensuite, l’hypnothérapeute pratiquera des exercices avec le patient pour l’aider à se connecter à son subconscient et à modifier le comportement, la peur ou la douleur qu’il souhaite soulager.
Quelles est la pratique utilisée lors d’une séance de sophrologie ?
La sophrologie est une approche plus interactive où le thérapeute et le sujet travaillent ensemble pour explorer les pensées et les sentiments du patient. Le thérapeute pose des questions d’une voix calme et apaisante pour l’aider à se détendre et aide le sujet à prendre conscience de lui-même.
Le praticien ne donne pas de suggestions comme dans l’hypnose, mais aide le sujet à trouver ses propres réponses. Contrairement à l’hypnose, la sophrologie n’est pas un état de transe. Lors d’un rendez-vous de sophrologie, vous pouvez être amené à faire des exercices sur la respiration, des exercices de visualisation et/ou un travail corporel.
Ces exercices vous aident à vous connecter à votre esprit et à votre corps et à devenir plus conscient de vous-même. Ils permettent également de relâcher toute tension que vous pourriez ressentir.
Quand utiliser l’hypnose plutôt que la sophrologie ?

On pourrait avancer que la sophrologie dispose de techniques de relaxation s’inspirant du Yoga et Zen. En fait, la sophrologie va utiliser toutes les méthodes, y compris l’hypnose-relaxation pour faire prendre conscience au patient de ses potentialités positives, lui permettant ainsi de maîtriser ses émotions, sa conduite dans la vie de tous les jours en lui redonnant confiance en lui, mais elle ne traitera que les maux sans chercher le mal en profondeur.
L’hypnose ciblera la recherche du mal afin de résoudre la problématique à la racine et donc dans le même temps les maux qui en découlent. La séance d’hypnose (et notamment l’hypnose de type ericksonnienne) est donc recommandée pour apporter une réponse définitive au souci.
En tant qu’hypnothérapeute, l’hypnose est une solution pour résoudre de manière durable et définitive certains maux là où la sophrologie n’apportera qu’un apaisement temporaire. La sophrologie est un accompagnement vers le développement personnel qui s’intéresse à l’étude de la conscience individuelle dans une démarche phénoménologique et qui vise à tenir compte de l’histoire de chacun.
Cette approche est parfois comparée à l’hypnose ou qualifiée de psychothérapie, de méthode de relaxation, voire de médecine alternative. De multiples écoles et pratiques sont apparues depuis la fondation en 1960 de la sophrologie par Alfonso Caycedo.
Voici un aperçu des troubles que peut résoudre l’hypnose :
- Dépendances
- Troubles de l’alimentation (TCA)
- Tabagisme
- Crise de panique
- Etc.
Et ceux que peut résoudre la sophrologie :
- Anxiété
- Stress
- Dépression
- L’insomnie ou troubles du sommeil
- Etc.
Sophrologie ou hypnose : le comparatif en un coup d’œil
| Critère | Sophrologie | Hypnose |
|---|---|---|
| Niveau visé | Le conscient, le ressenti corporel | L’inconscient |
| Rôle de la personne | Active : respiration, visualisation, mouvements | Plus réceptive aux suggestions du praticien |
| Objectif principal | Développer ses ressources, mieux vivre le quotidien | Traiter un problème à sa source |
| Origine | Alfonso Caycedo, 1960 | Hypnose ericksonienne (Milton Erickson) |
| Indications fréquentes | Stress, sommeil, préparation (examens, accouchement) | Phobies, addictions, tabac, douleur |
| Évaluation scientifique | Études cliniques encore limitées | Intérêt retenu par l’INSERM (2015) en anesthésie et côlon irritable |
Que dit la science sur ces deux approches ?
L’hypnose est aujourd’hui mieux évaluée que la sophrologie. En 2015, un rapport de l’INSERM a analysé une cinquantaine d’essais cliniques et retenu un intérêt thérapeutique de l’hypnose dans deux domaines en particulier : l’anesthésie, où elle réduit la consommation de sédatifs et d’antalgiques pendant une intervention, et le syndrome du côlon irritable. Le même rapport souligne aussi la difficulté à mesurer ses effets avec les outils cliniques habituels.
La sophrologie, créée par le neuropsychiatre Alfonso Caycedo en 1960, dispose de moins d’études cliniques robustes. Cela ne signifie pas qu’elle est sans intérêt : beaucoup de personnes y trouvent une aide réelle pour la détente et la gestion du stress. Cela invite simplement à choisir selon son besoin plutôt que selon une promesse d’efficacité chiffrée. À noter : en France, ni la sophrologie ni l’hypnothérapie ne sont des professions de santé réglementées, d’où l’importance de se renseigner sur la formation du praticien.
Sources
- INSERM. Évaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose, 2015.
- Alfonso Caycedo, fondateur de la sophrologie (site officiel, biographie), 1960.
Sophrologie ou hypnose : laquelle choisir ?
Cela dépend de votre objectif. Pour mieux gérer votre stress au quotidien, vous détendre et mobiliser vos ressources, la sophrologie est adaptée. Pour traiter un problème précis à sa source (phobie, addiction, tabac), l’hypnose est généralement plus indiquée car elle agit sur l’inconscient.
Quelle différence entre sophrologie et hypnose pour l'angoisse ?
Pour l’angoisse, la sophrologie apprend à apaiser les symptômes par la respiration et la détente, en restant pleinement conscient. L’hypnose cherche plutôt l’origine de l’angoisse pour la désamorcer. Les deux peuvent se compléter : le choix dépend de votre préférence pour une approche active ou plus profonde.
La sophrologie, c'est de l'hypnose ?
Non. La sophrologie, créée par Alfonso Caycedo en 1960, s’inspire en partie de l’hypnose mais aussi de la relaxation, du yoga et de la méditation. Elle travaille sur le conscient et le ressenti corporel, alors que l’hypnose s’adresse à l’inconscient. Ce sont deux pratiques distinctes.
Un sophrologue peut-il pratiquer l'hypnose ?
Certains praticiens sont formés aux deux approches, mais sophrologue et hypnothérapeute sont deux métiers différents, avec des formations propres. En France, aucune des deux n’est une profession de santé réglementée : il est donc important de vérifier la formation et l’expérience du praticien.
L'hypnose est-elle plus efficace que la sophrologie ?
Aucune n’est meilleure dans l’absolu : tout dépend du besoin. L’hypnose dispose d’un socle scientifique plus étayé sur certaines indications médicales, l’INSERM (2015) ayant retenu son intérêt en anesthésie et dans le syndrome du côlon irritable. La sophrologie reste précieuse pour la détente et la gestion du stress.





