Un blocage émotionnel désigne la difficulté à ressentir, à reconnaître ou à exprimer certaines émotions : on se sent coupé de ce qu’on vit, on n’arrive pas à pleurer ou à se mettre en colère, ou on ne trouve pas les mots. Ce n’est pas un diagnostic médical. L’expression recouvre en réalité trois mécanismes que la recherche a décrits et mesurés, et chacun se travaille avec des méthodes différentes.

Cette page dit ce que ces trois mécanismes ont de commun et de distinct, ce que les études ont réellement chiffré, comment faire la différence avec une dépression, et ce qui aide vraiment. Elle précise aussi, sans détour, la place que peut prendre l’hypnose et celle qu’elle ne peut pas prendre.

Points clés

  • « Blocage émotionnel » n’est pas un diagnostic : l’expression recouvre la retenue de l’expression, la fuite de ce qu’on ressent et la difficulté à mettre des mots sur ses émotions.
  • Dans un échantillon représentatif de 1 285 adultes finlandais, 13 % présentaient une alexithymie, la difficulté marquée à identifier et décrire ses émotions : 17 % des hommes et 10 % des femmes.
  • Retenir l’expression de ses émotions ne les fait pas disparaître : les personnes qui le font par habitude ressentent moins d’émotions positives et davantage d’émotions négatives.
  • Une perte d’intérêt et de plaisir qui dure au moins deux semaines peut signaler une dépression : c’est au médecin d’en juger, avant toute autre démarche.
  • Mettre des mots sur ce qu’on ressent, écrire, et les thérapies centrées sur l’acceptation ont fait l’objet d’études expérimentales ou d’essais randomisés.
  • Nous n’avons trouvé aucune étude sur l’hypnose et ce sujet : elle intervient en complément, sur la tension et l’accès aux sensations, jamais à la place d’un suivi.

Ce que l’expression recouvre, et ce qu’elle ne recouvre pas

L’expression vient du langage courant et du développement personnel. Vous ne la trouverez dans aucune classification médicale, et aucun médecin ne pose ce diagnostic. Les pages qui en parlent la décrivent souvent comme une émotion « coincée », « figée » ou « stockée » quelque part. Ce sont des images, utiles pour se reconnaître, mais elles ne décrivent pas un mécanisme démontré.

Ce que la recherche a étudié est plus précis, et plus utile. Quand des personnes disent qu’elles sont bloquées, elles décrivent en général l’une de ces trois choses, parfois plusieurs à la fois : elles retiennent ce qu’elles ressentent pour ne pas le montrer, elles évitent de ressentir ce qui fait mal, ou elles ne parviennent pas à savoir ce qu’elles ressentent ni à le dire.

Schéma des trois façons de bloquer une émotion : retenir ce qu'on montre (suppression expressive), fuir ce qu'on ressent (évitement expérientiel), ne pas trouver les mots (alexithymie)
Trois mécanismes distincts se cachent derrière la même expression. Les distinguer change la façon de s’y prendre.
Ce que l’on vitNom dans la rechercheCe qui a été mesuré
« Je ressens, mais je ne laisse rien paraître »Suppression expressivePlus d’émotions négatives ressenties et des relations moins satisfaisantes chez ceux qui en font une habitude
« Je fais tout pour ne pas y penser, pour ne pas sentir »Évitement expérientielAssocié aux symptômes anxieux, dépressifs, alimentaires et addictifs
« Je ne sais pas ce que je ressens, je n’ai pas les mots »Alexithymie13 % de la population générale dans une étude finlandaise, trait stable sur onze ans

Cette distinction n’a rien d’un exercice d’école. Une personne qui ressent intensément mais n’ose rien montrer n’a pas besoin du même travail qu’une personne qui ne sait plus ce qu’elle ressent. Et ni l’une ni l’autre ne vit la même chose qu’une personne déprimée, chez qui c’est le plaisir et l’élan qui s’éteignent. Le reste de cette page reprend ces trois mécanismes un par un.

Trois mécanismes que les études ont décrits

Retenir ce qu’on montre

La psychologie appelle suppression expressive le fait de ne pas laisser voir l’émotion qu’on ressent : garder un visage neutre, ne pas pleurer, ne pas élever la voix. Les psychologues James Gross et Oliver John ont mesuré ses effets dans une série de cinq études publiée en 2003. Les personnes qui y recourent par habitude ressentent et expriment moins d’émotions positives, mais ressentent davantage d’émotions négatives. Elles ont aussi des relations moins satisfaisantes et un bien-être plus bas.

Le même travail montre qu’une autre stratégie, la réévaluation, qui consiste à changer la lecture qu’on fait d’une situation, va dans le sens inverse : plus d’émotions positives, de meilleures relations. La leçon pratique est simple. Ne rien montrer ne revient pas à ne rien ressentir. L’émotion reste là, elle est seulement privée de sortie, et l’entourage perçoit une distance qu’il ne s’explique pas.

Fuir ce qu’on ressent

En 1996, le psychologue Steven Hayes et ses collègues ont proposé la notion d’évitement expérientiel : l’ensemble des efforts pour échapper à des émotions, des pensées, des souvenirs ou des sensations qu’on ne veut pas vivre. Ils passaient en revue des travaux montrant que de nombreux troubles psychiques peuvent se lire comme des tentatives de ne pas ressentir. S’occuper sans arrêt, éviter certaines conversations, boire un verre de plus pour ne plus penser en sont des formes ordinaires.

Le problème est que l’évitement marche mal. Dans une expérience devenue célèbre, publiée en 1987, Daniel Wegner demandait à des volontaires de ne pas penser à un ours blanc pendant cinq minutes. Ils n’y parvenaient pas, et ceux qui avaient essayé de chasser cette pensée y revenaient ensuite plus souvent que ceux qui avaient eu le droit d’y penser dès le départ. Chercher à ne pas ressentir entretient souvent ce qu’on cherche à fuir.

Une méta-analyse publiée en 2010 par Amelia Aldao et ses collègues a rassemblé 114 études et 241 mesures pour comparer six façons de faire face à ses émotions. L’évitement et la suppression y sont liés aux symptômes d’anxiété, de dépression, de troubles alimentaires et de consommation de substances, avec une ampleur moyenne à forte. La rumination l’est plus fortement encore. Ces liens sont des associations : ils ne disent pas laquelle des deux choses entraîne l’autre.

Ne pas trouver les mots

Le troisième mécanisme porte un nom savant, l’alexithymie, littéralement l’absence de mots pour les émotions. Le psychiatre Peter Sifneos l’a décrite dans un article de 1973 consacré aux patients souffrant de troubles psychosomatiques. On la mesure aujourd’hui avec un questionnaire de vingt questions mis au point à Toronto, qui évalue trois dimensions : la difficulté à identifier ses émotions, la difficulté à les décrire, et une pensée tournée vers l’extérieur plutôt que vers son ressenti.

Elle n’a rien de rare. Dans un échantillon de 1 285 personnes représentatif de la population finlandaise, publié en 1999, 13 % des adultes dépassaient le seuil retenu, 17 % des hommes contre 10 % des femmes. L’alexithymie était plus fréquente avec l’âge, chez les personnes peu diplômées et de niveau socio-économique modeste. Les auteurs soulignent qu’elle se répartit de façon continue dans la population : c’est une dimension de la personnalité, présente à des degrés divers chez chacun, pas une maladie.

Une étude publiée en 2017 a suivi 3 083 adultes finlandais à onze ans d’intervalle. Le score moyen est resté identique, et les auteurs concluent à une forte stabilité de ce trait chez l’adulte. C’est une donnée importante, et rarement dite : quand le blocage tient surtout à la difficulté de mettre des mots sur ce qu’on ressent, il ne se lève pas d’un coup. Il se travaille, comme une compétence qui s’apprend.

Comment cela se manifeste au quotidien

Les signes varient selon le mécanisme en jeu, et la plupart des personnes en reconnaissent plusieurs. Aucun n’a de valeur de diagnostic à lui seul. Ce qui compte, c’est leur répétition, et ce qu’ils empêchent dans votre vie.

Quelques questions aident à situer ce qui se passe chez vous. Vous arrive-t-il de sentir que quelque chose ne va pas sans pouvoir dire quoi ? Évitez-vous certains sujets parce qu’ils vous mettent mal à l’aise ? Vous dit-on que vous paraissez froid alors que vous ressentez beaucoup ? Les réponses orientent vers l’un des trois mécanismes plus que vers un autre.

En couple, ces difficultés prennent souvent une forme particulière. L’un des partenaires réclame de parler, l’autre se ferme d’autant plus qu’on le presse. Quand cette fermeture s’enracine dans la crainte d’être jugé ou rejeté si l’on se montre vulnérable, la page consacrée à la peur du rejet décrit ce mécanisme plus en détail.

D’où cela peut venir

Il n’existe pas de cause unique, et il est rare de pouvoir en désigner une avec certitude. Les données disponibles montrent des associations, pas des enchaînements de cause à effet. Elles indiquent surtout des terrains plus fréquents, qu’il est utile de connaître pour ne pas se juger.

Les règles apprises tôt jouent un rôle souvent évoqué. Un enfant à qui l’on répète qu’on ne pleure pas, qu’il faut être fort ou qu’il ne faut pas faire d’histoires apprend à retenir ce qu’il ressent. L’écart entre hommes et femmes observé dans l’étude finlandaise, 17 % contre 10 %, porte d’ailleurs sur la difficulté à décrire ses émotions et sur la pensée tournée vers l’extérieur, pas sur la difficulté à les identifier. Les auteurs n’en tirent pas de conclusion sur l’éducation, mais le constat est cohérent avec cette piste.

Les événements douloureux sont l’autre grande famille de situations. Après un deuil, une agression, un accident ou une période de violence, se couper de ses émotions peut aider à tenir dans l’immédiat. C’est quand cette protection persiste longtemps après que le danger est passé qu’elle devient une gêne. Dans ces situations, le blocage n’est souvent que la partie visible d’une difficulté qui demande un suivi spécialisé, comme le précise plus bas la section sur la dépression et le traumatisme.

Le stress chronique enfin, celui d’un travail épuisant ou d’un proche malade dont on s’occupe, laisse peu de place pour ressentir. On fonctionne en mode tâche, et les émotions sont renvoyées à plus tard. Ce plus tard n’arrive pas toujours, et c’est souvent lors d’une pause, de vacances ou d’un arrêt que la personne découvre qu’elle ne sait plus ce qu’elle ressent.

Le corps dans l’histoire : ce qui est établi, et ce qui relève de l’image

Beaucoup de pages affirment que les émotions bloquées se logent dans les muscles, le dos ou le ventre, ou qu’elles bloquent une énergie qui circulerait dans le corps. Nous n’avons trouvé aucune étude qui démontre ces mécanismes. Ce sont des métaphores, et il vaut mieux ne pas les prendre au pied de la lettre, surtout quand elles servent à expliquer une douleur réelle.

Ce qui est établi est plus modeste. Une étude finlandaise publiée en 2008, portant sur 5 129 adultes de 30 à 97 ans représentatifs de la population, a montré que l’alexithymie est associée à davantage de symptômes physiques inexpliqués, indépendamment des maladies somatiques, de la dépression et de l’anxiété. La dimension la plus liée était la difficulté à identifier ses émotions. Les auteurs parlent d’association, pas de cause.

Une hypothèse raisonnable, qui reste une hypothèse, est la suivante : une personne qui ne reconnaît pas son émotion perçoit surtout ses manifestations physiques, le cœur qui accélère ou l’estomac qui se serre, et les interprète comme un problème du corps. Cela n’autorise aucune conclusion dans l’autre sens. Une douleur, une gêne digestive ou une fatigue persistante se montrent d’abord à un médecin, qui écarte une cause organique avant qu’on parle d’émotions.

Blocage, déprime ou dépression : faire la différence

Se sentir vide ou ne plus rien ressentir peut aussi être un symptôme de dépression. L’Assurance Maladie parle d’épisode dépressif caractérisé quand au moins cinq symptômes sont présents presque chaque jour depuis au moins deux semaines, avec un retentissement sur la vie sociale, familiale ou professionnelle. Parmi eux figurent une humeur triste, la personne se sentant vidée et sans espoir, et une perte d’intérêt et de plaisir pour les activités du quotidien.

SituationCe qui dominePremier interlocuteur
Difficulté à exprimer ou à nommer ses émotionsOn ressent, mais on n’arrive pas à le dire ou à le montrerPsychologue ou psychothérapeute, accompagnement complémentaire possible
Épisode dépressif possiblePerte d’intérêt et de plaisir, fatigue, sommeil perturbé, au moins deux semainesMédecin traitant, sans attendre
Après un événement traumatiqueÉvitement de tout ce qui rappelle l’événement, souvenirs envahissantsMédecin traitant, puis prise en charge spécialisée
Idées noires ou pensées de suicideDétresse, sentiment qu’il n’y a pas d’issue3114, joignable gratuitement à toute heure

Après un événement traumatique, l’évitement de tout ce qui le rappelle fait partie des difficultés qu’une prise en charge spécialisée sait traiter. Le rapport d’évaluation de l’Inserm de 2015 indique que l’EMDR est notamment utilisée dans la prise en charge du stress post-traumatique. Notre page sur les différences entre EMDR et hypnose précise ce que chacune vise.

Si vous avez des pensées suicidaires, ou si vous vous inquiétez pour un proche, le 3114 est le numéro national de prévention du suicide. Il est gratuit, accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 en France, et un professionnel du soin formé à la prévention du suicide y répond. Aucun accompagnement en cabinet ne se substitue à ce recours.

Ce qui aide, d’après les études

Aucune méthode n’a été évaluée sur la notion de blocage émotionnel en tant que telle, puisque ce n’est pas une catégorie de recherche. En revanche, plusieurs approches ont été testées sur les mécanismes décrits plus haut. Elles sont présentées ici avec ce qu’elles ont réellement montré, y compris quand l’effet est modeste.

Mettre des mots sur ce qu’on ressent

Une étude d’imagerie cérébrale publiée en 2007 par l’équipe de Matthew Lieberman, à l’université de Californie, a comparé plusieurs façons de regarder des images chargées d’émotion. Nommer l’émotion représentée réduisait l’activité de l’amygdale, une région impliquée dans les réactions émotionnelles, davantage que les autres façons de traiter l’image. Le simple fait de dire « c’est de la colère » ou « c’est de la peur » modifie la réponse du cerveau.

Pour une personne qui ne trouve pas ses mots, c’est un point de départ concret. Apprendre à distinguer tristesse, déception, honte et agacement, d’abord après coup puis sur le moment, est exactement ce que mesure en creux le questionnaire de Toronto. C’est un apprentissage, et il progresse avec la pratique.

Écrire ce qu’on a vécu

Écrire sur des expériences personnelles marquantes, en y mettant ses pensées et ses émotions, a fait l’objet de nombreux essais. Une méta-analyse publiée en 2006 en a rassemblé 146, tous randomisés. Elle conclut à un effet positif et significatif, mais faible en moyenne, et relève plusieurs facteurs liés à la façon dont l’exercice est mené qui le modulent. C’est un outil accessible, pas une solution à lui seul.

Accepter plutôt que lutter

La thérapie d’acceptation et d’engagement, issue des travaux sur l’évitement expérientiel, vise précisément à cesser de lutter contre ses émotions pour pouvoir agir selon ce qui compte pour soi. Une méta-analyse publiée en 2015, portant sur 39 essais randomisés et 1 821 patients, la trouve plus efficace que les conditions de comparaison, avec un effet moyen. Elle ne fait ni mieux ni moins bien que les thérapies cognitives et comportementales classiques.

ApprocheMécanisme viséCe que montrent les étudesLimite
Nommer ses émotionsDifficulté à identifier et décrireRéduit l’activité de l’amygdale face à des images négatives (imagerie, 2007)Étude de laboratoire, pas un essai thérapeutique
Écriture expressiveÉvitement, émotions non ditesEffet positif mais faible en moyenne sur 146 essais randomisésEffet qui dépend des conditions de l’exercice
RéévaluationRetenue de l’expressionAssociée à plus d’émotions positives et de meilleures relationsÉtudes corrélationnelles
Thérapie d’acceptation et d’engagementÉvitement expérientielEffet moyen face aux témoins sur 39 essais, équivalente à la TCCPeu d’essais sur ce motif précis
HypnoseTension, accès aux sensationsAucune étude trouvée sur ce sujetEn complément, jamais à la place d’un suivi

La place de l’hypnose, sans la surestimer

Autant l’écrire clairement : nous n’avons trouvé aucune étude évaluant l’hypnose sur le blocage émotionnel, ni sur l’alexithymie. Le rapport d’évaluation de l’Inserm de 2015, qui fait référence en France, ne traite pas de cette question. Certaines pages de praticiens présentent l’hypnose comme « recommandée » dans ce cas. Cette affirmation ne repose sur aucune recommandation que nous ayons pu retrouver.

L’hypnose ne fait pas sortir une émotion enfouie, elle ne retrouve pas un souvenir caché et elle ne remplace ni un suivi psychologique ni un avis médical. Ce sur quoi elle peut porter, en complément, est plus concret, et rejoint les mécanismes décrits plus haut.

Si votre difficulté est plutôt l’inverse, des émotions qui débordent et que vous n’arrivez pas à contenir, notre page sur la gestion des émotions par l’hypnose correspond mieux à votre situation. Si vous ressentez tout très fort, sans pour autant être bloqué, celle sur l’hypersensibilité émotionnelle décrit ce trait de tempérament. Et si le blocage s’accompagne de pensées qui tournent en boucle, voyez notre article sur la rumination mentale.

Comment se passe un accompagnement

Le premier rendez-vous ne commence pas par de l’hypnose. Il sert à comprendre ce que vous appelez blocage : depuis quand, dans quelles situations, avec qui, et ce que vous avez déjà essayé. Il sert aussi à vérifier que rien ne relève d’abord d’un médecin. Si des signes de dépression ou des idées noires apparaissent, la première recommandation est d’en parler à votre médecin traitant.

Le travail porte ensuite sur ce qui a été repéré ensemble. Il s’appuie volontiers sur des observations notées entre les rendez-vous, sur les situations où le blocage apparaît, et il se combine sans difficulté avec un suivi psychologique mené en parallèle. Aucun accompagnement ne se déroule de la même façon d’une personne à l’autre, et il n’est pas possible d’annoncer à l’avance ce que le vôtre demandera.

Pour une prise en charge psychologique remboursée, le dispositif Mon soutien psy de l’Assurance Maladie s’adresse aux adultes en souffrance psychique d’intensité légère à modérée. Vous pouvez en parler à votre médecin ou prendre directement rendez-vous avec un psychologue partenaire. En cas de critère de gravité ou de risque suicidaire, l’Assurance Maladie recommande de passer par le médecin traitant pour une orientation sans délai.

Ce que vous pouvez essayer dès aujourd’hui

Ces gestes ne remplacent pas un accompagnement quand la difficulté est installée depuis longtemps ou qu’elle pèse sur votre vie. Ils donnent un point de départ, et ils permettent d’arriver à un premier rendez-vous avec des observations concrètes plutôt qu’un sentiment diffus.

Pour aller plus loin avec l’hypnose

D’autres pages du site traitent de difficultés voisines, et la rubrique épanouissement rassemble l’ensemble des sujets de ce type :

Sources

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William Charron s’intéresse depuis de nombreuses années à l’hypnose et à ses applications thérapeutiques.

William Charron

Passionné par le bien-être et le développement personnel, je m’intéresse depuis de nombreuses années à l’hypnose et à ses applications thérapeutiques.

  • Qui consulter quand on n'arrive pas à exprimer ses émotions ?

    Le médecin traitant est le bon premier interlocuteur, surtout si la difficulté s’accompagne de fatigue, de tristesse ou d’une perte de plaisir : il écarte une dépression et oriente. Un psychologue peut ensuite accompagner le travail sur les émotions, avec un remboursement possible par le dispositif Mon soutien psy de l’Assurance Maladie. Un accompagnement en hypnose peut s’y ajouter, en complément.

  • Je ne ressens plus rien, je me sens vide : est-ce une dépression ?

    Ce peut l’être. Selon l’Assurance Maladie, une perte d’intérêt et de plaisir, un sentiment de vide et d’autres symptômes présents presque chaque jour depuis au moins deux semaines peuvent signaler un épisode dépressif. Seul un médecin peut en juger : parlez-en à votre médecin traitant. En cas d’idées suicidaires, le 3114 répond gratuitement, 24 heures sur 24.

  • Des émotions retenues peuvent-elles se manifester dans le corps ?

    Une étude finlandaise portant sur 5 129 adultes a montré que la difficulté à identifier ses émotions est associée à davantage de symptômes physiques inexpliqués, indépendamment de la dépression et de l’anxiété. C’est une association, pas une preuve de cause. Une douleur ou une gêne persistante se montre d’abord à un médecin, qui écarte une cause organique.

  • Pourquoi est-ce que je me ferme en amour dès que ça devient sérieux ?

    Plusieurs mécanismes peuvent jouer : retenir ses émotions pour ne pas paraître vulnérable, éviter ce qui risque de faire mal, ou ne pas savoir mettre des mots sur ce qu’on ressent. Les études de Gross et John montrent que retenir l’expression de ses émotions par habitude est associé à des relations moins satisfaisantes. Repérer lequel de ces mécanismes domine aide à choisir comment le travailler.

  • L'hypnose peut-elle aider à débloquer ses émotions ?

    Nous n’avons trouvé aucune étude qui l’évalue sur ce sujet. Elle peut aider, en complément, à faire baisser une tension de fond, à mieux percevoir ses sensations et à se préparer à des situations redoutées. Elle ne fait pas ressurgir d’émotion enfouie et ne remplace ni un suivi psychologique ni un avis médical, en particulier en cas de dépression ou après un traumatisme.

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